Ecriture libre

Jeudi 18 août 2005



La dame hautaine chavire, le jeune étend son territoire.

« Laisse lui donc le temps de s’exprimer, ne le juge point… » se dit-elle.

Les regards en disent long sur les sentiments de la dame.
 
A son tour le jeune se met à grandir plus vite qu’un bambou.
Elle, accuse le coup, s’entête de nouvelles interrogations…mais où cela nous mènera t-il ?

Elle bascule entre un noui et un ouon, le bien et le mal, la douceur du laisser aller et les constats préoccupants.

 

Un soir de courte lune, de plein été, elle glisse soudain, étourdie par sa présence si proche. Le jeune homme la retient d’un bras et la mène au reposoir.

Elle s’assoit, lasse de cette soirée et dans le silence ne dit mot.

Tout contre elle, subitement, de sa main droite il lui caresse tendrement la nuque.

La belle dame s’efforce alors de contenir d'abord sa surprise, puis son désir de rendre la pareille.

Elle blêmit soudain, réajuste sa position en prenant une distance, pour finalement se relever et faire mine de partir. Mais elle ne part pas...


 
Par Jim
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Samedi 10 septembre 2005

L’oubli

J’ai beau chercher au fond de ma mémoire,  je ne trouve plus trace de toi.

Sans doute as-tu disparu dans une grande lessive de printemps,

Lorsqu’il fallait tirer le bilan de quelques années lumières,

Fussent-elles dans l’ombre…tu y restes aussi.

 

 

La musique

 Oh je voudrais tant que tu te souviennes

Cette chanson était la tienne

C’était ta préférée je crois

Elle est de Prévert et Cosma.

 


 

Le désespoir

 Au bord du gouffre, je vomis mes derniers instants.

Lassé d’avoir fait le tour de mes inquiétudes,

Fatigué de nourrir encore mes cancers spirituels,

Je renonce à tout. Petit à petit je pénètre l’autre monde.

 
Par Jim
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Samedi 24 septembre 2005

Puisque l'on est
Pire ! qu'être laid

Puisque l'on nait
Pas pour flâner

Puisque que du nez
Point l'on avait

On s'est enrhumé...
 


Par Jim
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Mercredi 28 septembre 2005
Des poires dans l'armoire, de grimoires en déboires

Prunes aux brumes nocturnes

Pommes à dos d'homme à  Sodom et Gomorrhe

Pêches en Ardèche où l'on bêche la dèche

Pistaches s'en fichent, s'enfourchent en bouche

Piment, sarment du tourment, chaud devant

Parterre d'amants se ferrent les nerfs

Petits pois cassés, de Cassis, de Cannes, de Canet

Pâques épiques et pan! panique...patatras

Pastèques s'achètent comme courgettes

Potirons de cacahouètes
 

Par Jim
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Jeudi 29 septembre 2005
Il y a le voisin, avec sa belle demeure

Son patio,  son paquebot garé devant la belle pelouse et la piscine à vagues

Et puis il y a Polo qui s'arrange comme il peut

Il fait la plonge, vide des greniers, livre des cigarettes de contrebande

Et tombe parfois dans le panier





Il y a le patron, celui que l'on respecte

Et que l'on craint, le modèle et l'homme à abattre

Le pater familias, l'arsene lupin des stocks-options

Et aussi les petits porteurs, douze treize ans

Les yeux bridés, ils portent l'eau du puit

Fabriquent des chaussures à trois bandes et deux virgules


Il y a le journaleux, le critique corrompu

Que l'on confond presque avec son ami énarque

C'est le garage à limousine qui ne cesse de se remplir

Enfin il y a l'homme qui pense, la conscience éclairée

L'écolo qui mise sur l'avenir de ses gosses

Ou celui qui connait la valeur des sentiments

Faire son choix parmi ces exemples

Trouver son centre, sa place...
Par Jim
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