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Bernard Tapie annonçant le rachat de 80 % d'Adidas, le 7 juillet 1990 à Rome (Photo Jean-Laurent Lapeyre/AFP/Archives)
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Souvenez-vous la descente aux enfers de Môsieur Tapie...
L'ancien modèle d'entrepreneur, converti à la politique et poussé dans cette voix par Tonton et Béré notamment...
Symbole avec un certain Berlusconi des années frics, années 80 dont on ne s'est pas encore remis d'ailleurs.
Et bien l'homme-chat (comprendre qui retombe sans cesse sur ses pattes, c'est une qualité qu'on ne lui enlèvera pas) a depuis cette époque refait surface et gagne en justice comme il aurait pu gagner en bourse à une certaine époque.
Il semblerait que dans la bataille juridico-économico-politique, l'animal médiatique s'en tire pas trop mal.
Le malheur dans cette histoire, ce n'est pas tellement le fait que l'on n'y comprenne rien, ni que l'on prenne part pour l'un ou l'autre des acteurs, c'est surtout que l'on garde encore le goût amer de devoir payer la facture. Car c'est bien l'état, donc nos impôts qui serviront encore à combler les erreurs du passé...
On remarquera au passage que l'entreprise ADIDAS a été valorisée en bourse pour 5 fois son prix d'achat 5 ans auparavant.
D'où l'importance de mettre en place une structure citoyenne de contrôle et de sanctions.
"PARIS (Reuters) - La cour d'appel de Paris a accordé une indemnisation de 135 millions d'euros à l'homme d'affaires Bernard Tapie, estimant qu'il avait été floué lors de la vente du groupe Adidas par le Crédit lyonnais en 1993. L'Etat, via le Consortium de réalisation (CDR), structure de défaisance des actifs du Crédit lyonnais, devra verser les indemnités. L'ancien homme d'affaires, représenté dans cette procédure par les liquidateurs de son ex-groupe Bernard Tapie Finances (BTF), demandait 990 millions d'euros. A l'audience en juin, le parquet l'avait appuyé, sans fixer de montant. Adidas, passé sous le contrôle du groupe Tapie en 1990, a été revendu en 1993 à une filiale du Crédit lyonnais pour l'équivalent de 318 millions d'euros. La banque a revendu l'entreprise en décembre 1994 à Robert-Louis Dreyfus pour l'équivalent de 670 millions d'euros. Ce dernier a ensuite valorisé le groupe Adidas en Bourse en novembre 1995 pour 1,676 milliard d'euros. Bernard Tapie soutenait que la totalité de l'opération avait été préparée pour le flouer."

