Jeudi 27 octobre 2005
Alex est un film sans concession, brut de décoffrage.
José Alcala pour son premier long métrage nous dresse un portrait de femme à la Rosetta des frères Dardenne. En effet, ce parallèle revient régulièrement dans les critiques sans doute car il s'agit de portrait de femme seule essayant des s'extraire des difficultés de la vie.
Alex, cette jeune femme marquée par l'existence essaye de rebatir sa vie en même temps qu'elle retape une ruine dans un endroit hors du monde.
Instable par le passé, elle aspire à reconstruire ce qu'elle a sans doute raté et souhaiterait notamment obtenir la garde de son fils aujourd'hui adolescent.
Pas d'artifice ni fioriture, on se retrouve plongé dans ce quotidien fait de débrouillardise et de solidarité dans une ardèche fraiche et sauvage.
Interprétation formidable de Marie Raynal traquée par la caméra de José Alcala tout le long du film.