Cinema

Jeudi 27 octobre 2005

Alex est un film sans concession, brut de décoffrage.
José Alcala pour son premier long métrage nous dresse un portrait de femme à la Rosetta des frères Dardenne. En effet, ce parallèle revient régulièrement dans les critiques sans doute car il s'agit de portrait de femme seule essayant des s'extraire des difficultés de la vie.

Alex, cette jeune femme marquée par l'existence essaye de rebatir sa vie en même temps qu'elle retape une ruine dans un endroit  hors du monde.
Instable par le passé, elle aspire à reconstruire ce qu'elle a sans doute raté et  souhaiterait
notamment obtenir la garde de son fils aujourd'hui adolescent.
 
Pas d'artifice ni fioriture, on se retrouve plongé dans ce quotidien fait de débrouillardise et de solidarité dans une ardèche fraiche et sauvage.

Interprétation formidable de Marie Raynal traquée par la caméra de José Alcala tout le long du film.


Alex
Par Jim
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Mardi 7 février 2006

C'est le titre d'un documentaire poignant qui sort ce mercredi dans les la salles. Oh pas toutes les salles bien sûr...Quand il s'agit de sujets chauds, engagés, les distributeurs ne se bousculent pas forcément au portillon.

Le sujet du film est tout à fait d'actualité puisqu'il raconte les méfaits du travail sur nos concitoyens. Attention il ne s'agit pas uniquement d'ouvriers travaillant à la chaîne... Tout le monde est concerné, de l'ouvrier au cadre supérieur.

Ils ne mouraient pas tous mais tous étaient frappés.


Quand on écoute les auteurs du film Sophie Bruneau et Marc-Antoine Roudil on comprend vite que le travail ne fait pas que des ravages au sein de l'entreprise.
La journée de stress se prolonge ensuite dans les foyers et les relations de couple, de parents-enfants, en prennent un coup. Comme si on ramenait tout cela à la maison avec la glacière vide.

Sans compter qu'au boulot tout est désormais fait pour vous mettre la pression en demandant toujours plus de résultat.
On individualise au maximum les salariés, on les dresse même parfois les uns contre les autres (notamment avec des séances d'auto-évaluation)....diviser pour mieux règner sans doute.

Au final, ceux qui souffrent le plus sont souvent ceux qui se sont le plus investis...Drôle de récompense.

Enfin, pour ceux qui n'accèpteraient pas les conditions proposées et bien ils peuvent toujours aller voir ailleurs, la salle d'attente est pleine derrière eux.
Avec trois millions de chomeurs tu m'étonnes!

Un des médecins fait remarquer à l'ouvrière à la chaîne que son débit de parole est très élevé.
Elle précise qu'elle a toujours parlé aussi vite...Mais finalement elle arrive à la conclusion qu'elle a fini par calquer son débit de parole sur sa cadence de travail. Au bout d'une quinzaine d'années dans ces conditions c'est un processus irréversible.



Je suis persuadé que tout le monde a vécu dans sa vie de salarié un exemple similaire à ceux évoqués dans le film...En tout cas j'en ai trouvé plusieurs me concernant. Et vous?

D'où l'importance de couper les ponts entre le lieu de travail et le domicile.

Infos complémentaires  :
La salle de projection : MK2 Beaubourg50, rue Rambuteau  75003
Paris - Metro Rambuteau, Les Halles
0 892 892 892 puis tapez #0013

Séances de la semaine du 8 Février
en VF :
Tous les jours sauf Jeu : 13:50 | 15:50 | 17:50 | 19:50 | 21:50  Jeu : 13:50 | 15:50 | 17:50 | 20:30

Résumé :

"Chaque semaine, dans trois hôpitaux publics de la région parisienne, une psychologue et deux médecins reçoivent des hommes et des femmes malades de leur travail. Ouvrière à la chaîne, directeur d'agence, aide-soignante, gérante de magasin...
Tour à tour, quatre personnes racontent leur souffrance au travail dans le cadre d'un entretien unique. Les trois professionnels spécialisés écoutent et établissent peu à peu la relation entre la souffrance individuelle du patient et les nouvelles formes d'organisation du travail."

Par Jim
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Mardi 7 mars 2006

Renaissance, le film de Christian Volckman sort le 15 mars sur les écrans de france.
Sa promotion actuelle s'accompagne d'un site internet à visiter pour se faire une idée du contenu :
www.renaissance-lefilm.com

Résumé :
2054. Dans un Paris labyrinthique où chaque fait et geste est contrôlé et filmé, Ilona Tasuiev, une jeune scientifique jalousée par tous pour sa beauté et son intelligence, est kidnappée. Avalon, l'entreprise qui emploie Ilona, fait pression sur Karas, un policier controversé, spécialisé dans les affaires d'enlèvement, pour retrouver au plus vite la disparue.
Karas sent rapidement une présence dans son sillage. Il n'est pas seul sur les traces d'Ilona et ses poursuivants semblent prêts à tout pour le devancer.
Retrouver Ilona devient vital : la jeune femme est l'enjeu d'une guerre occulte qui la dépasse. Elle est la clef d'un protocole mettant en cause le futur du genre humain. Le protocole Renaissance...


Renaissance émane d'un long projet qui a vu le jour au festival imagina 1998, le premier festival européen des nouvelles images. C'est là qu'est née l'idée de ce graphisme si particulier donné au film.
Un des auteurs Marc Miance explique :
L'idée c'était d'obtenir "un graphisme complètement épuré, et le confronter à une animation extrêmement réaliste, proche d'un film classique en prise de vue réelle. Je savais qu'il y avait là un concept visuel complètement nouveau. Quelques semaines plus tard nous nous sommes mis au travail pour réaliser un test explorant les possibilités offertes par ce concept unique... Sélectionné à Imagina 98, ce test a alors fait figure d'ovni dans le paysage "sage" de l'image de synthèse !"
 

Les personnages du film sont réalisés en images de synthèse, à l'aide d'une baterie de capteurs déposés sur des comédiens mimant quelques scènes. Les personnages sont ensuite numérisés et transposés dans une matrice en 3D où là ils prendront forme et s'animeront.

A l'arrivée, ils évoluent dans un environnement noir et intriguant.

Le réalisateur Christian Volckman ajoute à ce sujet :
"Cette technologie est formidable car elle nous permet d'envisager des choses qui ne seraient pas possibles autrement.
Si j'avais dû tourner Renaissance en prises de vues réelles avec de véritables décors, le film aurait coûté 200 millions d'euros. Ici nous avons une centaine de personnages, 90 lieux, une course-poursuite dans Paris."

Très proche du coup de crayon de certaines bandes déssinées, on retrouve un univers sombre construit de verre et d'acier (de tour Eiffel?).

Les références vont bon train, Blade Runner, Sin City...

C'est vrai qu'en visionnant la bande annonce et quelques images sur le site officiel on est bluffé. Espérons que le scénario tiendra la route.

Suspense, action, les ingrédients du polar sont là, on attendra donc tranquilement le 15 mars pour se prononcer sur Renaissance.

C'est un film qui aura le mérite d'être vu sur grand écran pour apprécier les moindres détails de cette performance technico-cinématographique.

~@suivre~

Par Jim
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Vendredi 7 avril 2006
Vient de sortir sur nos écrans le troisième film d'Albert Dupontel : Enfermés dehors.
Après l'ovni "Bernie" (1996) et le non moins décalé "Le créateur" (1998), Dupontel nous livre presque 8 ans après ce dernier, un Cartoon Social à la Chaplin.

Pour ce faire, il s'est une fois de plus entouré de son actrice fétiche Claude Perron qu'il trouve à la fois sensuelle et animale, en un mot indispensable.

On sera aussi enchanté de retrouver une poignée d'acteurs mémorables dont : encore Hélène Vincent, une bonne part des Deschiens (Yolande Moreau, Bruno Lochet, Philippe Duquesne) et d'autres pitres tel que Gustave Kervern (Groland) et Jackie Berroyer.

On notera également la présence d'illustres noms du cinema décalé Terry Jones et Terry Gilliam des Monty Python.

Il ne nous reste plus qu'à aller voir jouer tout ce joli monde dans une des 328 salles où le film est diffusé (c'est pas rien tout de même), espérant qu'Albert ne nous décevra pas. Pour ceux qui l'auraient déjà visionné, n'hésitez pas à nous faire part de vos avis.

(Copyright Eskwad)

Trame du film: Un SDF trouve un uniforme de flic et le met pour manger dans les cantines de police...

Site officiel du film : http://www.enfermesdehors-lefilm.com sur lequel vous pouvez participer à un jeu concours pour faire gagner des denrées alimentaires pour les plus démunis...quand cinema rime avec générosité...

Le monde d'Albert Dupontel : http://www.albertdupontel.com
Par Jim
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